On passe de l’action réelle à l’image

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On passe de l’action réelle à l’image

Nous avons confié le dernier Tamron SP 35 mm à Laetitia Guichard, cette photographe atypique, l’a confronté à l’univers du “parcours” ces acrobates des villes qui proposent de nouveaux angles de prises de vue aux photographes et aux riverains…

Bonjour Laetitia, quand on observe votre book on a l’impression que plusieurs photographes sommeillent en une seule personne. Qu’est-ce qui vous a poussé à explorer ces différents domaines ?

J’ai abordé la photographie de façon globale dès le début. D’abord attiré par la photo de paysage, les couchers de soleil, j’ai très vite été attirée par la macrophotographie, les animaux, l’humain et plus récemment la photographie sportive. Ce qui me plaît c’est peut-être la notion de « no-limit » comme si je pouvais toujours trouver un intérêt différent dans chaque spécialité, une source de créativité permanente dans chaque sujet.

Concernant la série sportive, on a l’impression d’un projet plus personnel. Pouvez-vous nous en dire plus ?

J’ai un passé de sportive assez rempli. Plus jeune je voulais être professeur d’EPS, j’ai été éducatrice dans des clubs de tennis avant de me tourner vers la photographie et explorer différents univers. La photo sportive c’est un peu comme un retour aux sources pour moi. C’est vraiment ce qui me reflète, cela me rappelle combien le sport fait partie de moi. On passe de l’action réelle à l’image.

Canon EOS -1D X + Tamron SP 35 mm. F/4 ; 1/250

Quel matériel utilisez-vous généralement pour ces prises de vue en extérieur ?

En extérieur j’utilise un full frame : canon 1dx ou canon 6d, avec une focale grand angle et une focale fixe de l’ordre du Tamron SP 35 mm. Cela me permet d’aborder la photographie sportive de différentes façons : de face, du dessous ou sur le côté en décalé. En accessoires et bagagerie je m’équipe en Manfrotto. Globalement j’essaye de m’équiper léger car il faut suivre les modèles dans leurs parcours. D’où la préférence pour des focales fixes peu encombrantes.

Laetitia Guichard, lors d’un shooting photo, équipée du Tamron SP 35 mm

Vous utilisez pas mal d’optiques différentes. Quelles impressions vous a faite le 35 mm en comparaison des autres objectifs que vous utilisiez ?

Le Tamron SP 35 mm a comme première qualité un piqué vraiment excellent. Dans la photo sportive c’est primordial surtout pour moi qui l’aborde en figeant les mouvements. D’autre part c’est un objectif polyvalent qui offre un flou artistique trés doux pour des plans à proximité de mes modèles. En tant que photographe professionnelle, j’ai eu le sentiment que cette optique avait été pensée pour moi, que ce soit au niveau ergonomique, de l’encombrement ou de ses différentes fonctionnalités qui permettent de se concentrer sur la création, sans trop d’encombrement, tout en étant très lumineux.

Optiquement les images sont impeccables, l’ouverture f/1,8 associée au stabilisateur d’image semble jouer sont rôle. Vous servez-vous toujours du stabilisateur ?

Oui pour les photographies sportives j’utilise le stabilisateur et à trés grande ouverture , aux environ de f/2, cela me permet de figer avec encore plus de netteté les sportifs. L’athlète ressort bien du fond choisi. Je l’utilise aussi pour la photographie de paysage en pose longue. Le SP 35 mm accroche très bien le sujet et même à grande vitesse.

On voit aussi que vous pratiquez pas mal de prises de vue en extérieur. Comment fonctionnez-vous pour les repérages ?

En fait je ne fais quasiment jamais de repérages. Ca peut paraître bizarre mais c’est un peu comme un jeu. Je pars toujours d’un point, un endroit connu ou une vue satellite ( un relief qui peut paraître intéressant pour le paysage, un gros rocher visible par satellite sur google map ) et après je marche. J’essaie de trouver un bon premier plan, quelque chose de différent quand c’est possible. Je préfère découvrir des lieux de façon inattendue. En règle générale j’utilise du matériel « tout-terrain », le Tamron SP 35 mm a cet « esprit reporter » qui permet de « photographier léger », tout en ayant une optique ultra-lumineuse qui arbore en même temps un large panel de technonologies optiques (stabilisateur, tropicalisation, etc.)

Canon EOS -1D X + Tamron SP 35 mm. F/2,5 ; 1/3200
Canon EOS 6D + Tamron SP 35 mm. F/9 ; 1/320

Dans un autre registre, on voit que vous avez aussi utilisé le 35 mm dans un cadre de proxiphotographie avec une très courte distance de mise en point. Pourriez-vous nous parler des coulisses de cette image ?

En effet je travaille régulièrement avec la chatterie Catmoon et pour cela je m’approche trés près des chats et des chatons. Dans la majeure partie des cas, je m’efforçe de faire la mise au point au niveau des yeux, je travaille à grandre ouverture de f/2 à f/3 et je cherche à obtenir un joli flou autour. Le but étant toujours d’obtenir une image douce. Ce n’est pas toujours évident pour les chatons car ils bougent beaucoup et il faut être vraiment prêt à saisir des instants originaux et mignons. C’est là que la très courte distance de mise au point du 35 mm joue un rôle important, de même que l’AF qui accroche bien le sujet, même s’il faut bien le suivre.

Merci pour ce témoignage Laetitia, pourriez-vous nous parler de vos projets et/ou événements futurs ?

Tout d’abord le 28 mai je suis invitée par le festival de Dol de Bretagne ( terre de photographes ) pour une exposition en grand format d’une partie de ma série sportive, dont certaines ont été réalisées avec le Tamron SP 35 mm. C’est un festival qui réunit 15 photographes en extérieur. En octobre j’exposerai à St Quentin en Yvelines ( 78 ) l’ensemble de mes travaux et je travaille également sur un gros projet avec ma ville. J’ai d’autres projets à finaliser mais ils sont encore en attente. Entre temps je dois voyager un peu pour ramener de nouveaux clichés, surement avec le 35 mm...

Canon EOS 1D-X + Tamron SP 35 mm. F/2,5 ; 1/250

À propos de l’auteur : Laetitia Guichard

Laetitia Guichard pratique la photographie de manière professionnel depuis plus de 6 ans, ella a tout d’abord été attirée par la photo de paysage, l’animalier, puis a retrouvé dans la photographie sportive une passion qui laisse place à l’émotion et au ressenti. Elle est publiée dans de nombreuses revues spécialisées (Nat’Images, Macrophotographie, Chasseur d’Images, Réponses Photo) et expose tout au long de l’année dans des festivals tel que le Festi’Photo de Rambouillet ou le festival de Bolbec. Elle aborde la photographie comme un moyen d’embellir sa vie, une cherche du beau sous toutes ses formes.

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